La Vague fait du bruit |
À 18 h, une visite éclaire le tableau de Carlos Schwabe. À 19 h, SUN lui répond en Brutal Pop dans la cour du MAH. |

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Un tableau symboliste de 1907, une artiste passée par la grande scène du Hellfest et une cour de musée : l’affiche est inattendue, mais le rapprochement ne doit rien au hasard. Vendredi 31 juillet, le MAH remonte le fil entre La Vague, qui a inspiré l’imaginaire de groupes de métal, et la Brutal Pop de SUN. Visite à 18 h à prix libre, puis concert à 19 h. |
Quand La Vague de Carlos Schwabe rencontre la Brutal Pop de SUNIl existe des œuvres que l’on regarde dans le silence d’un musée. Et puis il y a La Vague. Peinte en 1907 par Carlos Schwabe, cette toile verticale semble prête à sortir de son cadre. L’eau y prend la forme d’une masse sombre et menaçante, tandis que les corps emportés par le mouvement rendent la scène presque sonore. L’œuvre occupe aujourd’hui une place centrale dans la rétrospective consacrée à Carlos Schwabe, présentée au Musée d’art et d’histoire pour le centenaire de la disparition de l’artiste. Un tableau entré dans l’imaginaire du métalFormé à Genève avant de poursuivre sa carrière à Paris, Carlos Schwabe a créé une œuvre profondément symboliste, traversée par le mysticisme, la mort et les forces de la nature. Son emblématique Vague, conservée au MAH, a largement dépassé les murs du musée. Le MAH rappelle qu’elle a inspiré de nombreux groupes de métal, séduits par sa puissance dramatique et son atmosphère presque apocalyptique. Vendredi 31 juillet, le musée rend cette filiation visible — et surtout audible.
De la peinture à la Brutal PopÀ 18 h, Milan Garcin, commissaire de l’exposition, propose une visite commentée pour replacer Schwabe et La Vague dans leur contexte. Cette première partie est annoncée à prix libre, sur réservation : réserver la visite de 18 h.
Une heure plus tard, SUN investira la cour du MAH avec sa « Brutal Pop » : des mélodies pop traversées par des riffs métalliques, une voix capable de passer du chant au scream et une présence très physique à la guitare.
Après la sortie de son premier album, Krystal Metal, et un passage sur la Mainstage du Hellfest en 2025, l’artiste apporte une réponse contemporaine à la violence contenue dans le tableau.
Pourquoi l’enchaînement vaut le détourLe concert ne vient pas simplement animer une soirée au musée. Il prolonge une œuvre dont les remous, les corps et la tension semblent déjà produire leur propre bruit. Même sans être amateur de métal, on peut venir pour observer ce passage d’un langage à l’autre : de la peinture symboliste à la scène actuelle, du silence de la salle d’exposition à la saturation d’une guitare. C’est précisément ce qui fait de cette soirée une Pépite : on n’en ressort pas seulement avec un concert en mémoire, mais avec une histoire culturelle à raconter.
Informations pratiques:
Vendredi 31 juillet 2026
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